Acerbitatis Mortis

Amertume de la mort, Visions d'un autre monde

29 avril 2008

LE GEANT LAPIN

Oyez oyez braves gens

Oyez cette histoire de Firmin le potier

Bruit lourd dans la forêt

Cinq coudées de haut au moins

Sur la place du village

Vient d'arriver un géant lapin

De mémoire de paysan

Jamais un si gros animal on ne vit

Méchant point il n'était

Mais tout le maïs allait grignoter

L'intelligent potier une solution devrait trouver

Alors villageois et paysans allèrent l'interroger

Stupéfait il fut devant l'énorme rongeur

A gros lapin grosse carotte pensa Firmin

Et dans son atelier un légume de deux coudées se mit à travailler

Aussi vraie qu’une vraie la plante potagère bientôt fut terminée

Juché sur ses échasses le potier dans son dos le leurre attacha

Museau remuant dans le vent

La boule de poils par la carotte attirée

De Firmin se rapprocha pour faire un bon repas

Grandes enjambées les échasses faisaient

Et le joyeux animal derrière Firmin gambadait

A plusieurs lieux du village ainsi le mena

Loin des champs de maïs et des greniers à grains

Dans une grande prairie sûrement magique

Où grignotaient moult géants lapins

Oyez oyez Villageois et paysans

Oyez cette étrange histoire de Firmin le potier

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21 avril 2008

La porte noire

porte_noire

La porte était ouverte, alors je suis entré

La porte était ouverte, elle m’attirait

Odeur du salpêtre et de l’humidité

Fraîcheur de l’air et silence léger

La porte était noire comme mes pensées

Assis sur la dalle les jambes croisées

Je goûtait le calme et m’interrogeais

Puis j’ai senti sa présence à mon côté

Elle était là je le sais

J’ai pu la ressentir, j’ai pu la toucher

Quand j’ai voulu partir, la porte était fermée

La porte était fermée elle m’emprisonnait

Posté par Palelune à 21:33 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 avril 2008

Les fourmis et Firmin

Oyez oyez braves gens

Oyez l’histoire de Firmin le potier

La reine et le roi des fourmis

De leur cité souterraine étant sortis

Entre les carreaux du sol passèrent

Pour observer Firmin travailler la terre

Il se disait dans le petit royaume

Que ce potier était un savant homme

Voyant sur le linteau de la cheminée

Le couple royal installé

L’artiste en leur honneur

Une fourmi décida de sculpter

Les mains tournoyaient malaxant la glaise

Pattes antennes couronne

Sous les mains de Firmin doucement prenaient forme

Les petites têtes couronnées

Admiraient le travail ainsi produit

Quand du four la bête de terre enfin sortit

De suite la reine se reconnut

Saluant comme il se doit

Firmin donna la statue aux royaux insectes

Fiers ils étaient de ce présent

Offert par le gentil géant

Se glissant sous l’œuvre encore tiède

Des milliers de Fourmis en route se mirent

Portant sur leur dos l’idole en terre cuite

On raconte qu’une nuit de pâle lune

Une gigantesque fourmi sortant de chez Firmin

Partit dans la forêt rejoindre le malin

Depuis ce temps là rentrant de la messe

Le dimanche matin

Les vieilles se signent

Traversant la clairière

Où habite Firmin

Oyez oyez braves gens

Oyez l’histoire du potier que les vieilles craignaient

Posté par Palelune à 21:15 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 avril 2008

Les fêtes de Pampelune

Oyez oyez braves gens

Oyez l'étrange histoire de Firmin le potier

Sur ses échasses grimpé

Baluchon sur le dos et gourde au côté

Aux fêtes de San Fermín décida d’aller

Pour courir devant les taureaux dans la rue lâchés

A Pampelune étant arrivé

De blanc et de rouge vêtu à l’encierro s’est rendu

Noires étaient les bêtes grandes étaient les cornes

Quand furent ouvertes les portes de l’enclos

Vague blanche à la rouge écume

La foule des coureurs en mouvement se mit

Au milieu des cris Firmin courait le cœur battant

Martelé sur les pavés Le bruit des sabots de lui se rapprochait

Bavant l’écume rendu furieux fracassant la palissade de bois

Le plus gros des taureaux dans la ville s’échappa

Poursuivant Firmin qui par la brèche était parti

Toute la matinée dans les rues inconnues Firmin courut

Se jouant des cornes de la bête en furie

Sous les yeux des habitants ébahis

La lute inégale continua l’après-midi

Et le taureau en premier arrêta la partie

Dompté qu’il était par un têtu potier

Jetées étaient les fleurs

Sur le passage de Firmin

Grande fête fut donnée

Et le taureau gracié

Sur ses échasses grimpé

Baluchon sur le dos et gourde au côté

Vers la lande mystérieuse Firmin repartit

Fière noire et puissante

L’énorme bête marchait devant lui

Oyez oyez braves gens

Oyez l’histoire du potier qui les taureaux savait dresser

Posté par Palelune à 20:57 - Firmin le potier - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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