24 septembre 2009
Les lointains
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire de Firmin le potier
Grande lueur dans la forêt
Etrange objet au milieu des pins posé
Par la lumière réveillé
Hors de son atelier notre potier mit un pied
Curieux petits hommes devant sa porte
Grands yeux ronds visage ovale et teint verdâtre
Firmin dit bonjour en langage lutin
Mais point lutin n’étaient
Essaya alors le nain des forêts
Sans non plus beaucoup de succès
L’elfe et le troll des bois
N’eurent pas plus de résultat
Intrigués les petits hommes
Intrigué le bon potier
Chacun se regardant d’un air amusé
Sa poterie Firmin fit visiter
La fabrication de ses œuvres expliquait
En cadeau la plus belle offrit
A celui qui paraissait le plus petit
Grand renfort de gestes et doigts pointés au ciel
Petits hommes expliquaient le grand voyage qu’ils avaient fait
Sans oser comprendre ce qu’il crut comprendre
Le sage potier les nomma les lointains
Quand l’heure de partir pour eux fut venue
Offrirent à Firmin un étrange grimoire
Où les images dit on bougeaient sur les pages
La nuit sur l’airial revenue
Firmin restait longtemps à regarder les nues
Et la couverture étoilée du magique ouvrage
Oyez oyez gens du village
Oyez l’histoire de Firmin et des lointains
06 mars 2009
LE FIRMIN GAROU
Gros corps velu museau pointu
Crocs acérés jaunes pupilles
Oreilles noires bien dressées
Entre lesquelles restait béret
Les nuits de pleine lune
Le Firmin garou la lande hantait
Combattu il avait tel un grand guerrier
Dragons pirates et sorciers
Mais la malédiction ne put éviter
Transformé qu’il était par une revancharde harpie
A ses amis point de mal faire ne pouvait
Pignes de pin dévorait
Ecorces rognait
Mais nul humain ne mangeait
Garou certes mais Firmin avant tout restait
Alors que dans la bruyère se roulait
L’affreuse gorgone
Pour se moquer près de lui vint se poser
Griffes tendues sur le ventre se tapait
Rire hideux avait de voir le loup garou avec son béret
Certaine de sa force du potier point ne se méfiait
Vif comme l’éclair qu’il était le Firmin
Sur la gorge du montre referma ses crocs baveux
Dans un cri disparurent mauvais sort et harpie
Oyez oyez gens incrédules
Oyez l’histoire du Firmin garou
Oyez l’histoire du potier qui bien qu’en bête transformé
Pas moins homme ne restait
07 février 2009
LES POTS DE RESINE
Oyez oyez villageois Oyez l’histoire de Firmin le potier Grand besoin de pots le gemmeur avait Pour la résine récolter A Firmin alors s’adressa Et cinq-cents pots de terre lui commanda En son atelier le potier s’enferma Et plus d’un mois à ce que l’on dit A la commande travailla Charrette à l’âne attelée partit livrer les pots dans la forêt Firmin ne savait pas simplement travailler Chacun d’entre eux était pièce unique Ciselé joliment décoré Finement orné de figures et symboles magiques Avec grand soin à la base du tronc Le gemmeur posait chaque pot avec admiration Les habitants de la forêt Elfes lutins et farfadets Venaient chaque nuit de pleine lune Voir l’astre de l’ait se refléter sur les runes Rondes joyeuses autour des pins dansaient Jusqu’au matin musique jouaient Puis derrière les troncs disparaissaient Oyez oyez braves gens Oyez l’histoire des elfes par un potier charmés
04 décembre 2008
Firmin le Cuisinier
Oyez oyez l’histoire de Firmin
Oyez l’histoire du potier cuisinier
Poivrons oignons aulx
Sel poivre et herbes du jardinet
Dans les pots de terre alignés
Tomates et piments sur la table posés
A côté de la jarre où les moules
Par le pêcheur apportées attendaient
L’inspiration culinaire du maître potier
Du fauteuil en osier où Firmin se concentrait
Des images montaient
Mélange de saveurs préparation et cuisson
Fines odeurs couleurs mélangées
Bruit des moules remuées
Délicat fumet du jambon de Bayonne
Il imaginait notre potier
La cuillère de bois tapotant le petit chaudron de fonte
La table préparée
Quand trois petits coups
A la porte furent frappés
Rose la lingère était arrivée
Mais trop tard il était
Pour commencer à cuisiner
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire de Firmin
L’histoire du potier par le rêve emporté
02 septembre 2008
Le secret des nuages
Oyez oyez l’histoire de Firmin
Oyez Braves gens l’histoire de Firmin le potier
Les nuages blancs au-dessus se l’airial passaient
Prenant formes bizarres et variées
Visages de femmes à l’éphémère beauté
Affreux rictus de sorcières édentées
Bestiaire unique sous la voûte des cieux
Où défilaient chiens ours animaux fabuleux
Belles licornes phœnix en feu
Eléphants difformes et lapins hideux
Notre génial potier déjà voyait
Les magnifiques sculptures qu’il allait créer
Mais si les nuages aussi belles figures savent dessiner
C’est que sur terre toujours viennent les capturer
Tôt le matin suivant Firmin se levait
Bol en terre à la main où fumait un café
Etonné il fut par ce nuage bas
Juste pour le toucher devait tendre le bras
Levez la tête villageois et regardez les nues
Vous verrez sur des échasses de vent
Un potier en béret y sculpter le temps
Oyez oyez l’étrange histoire de Firmin le potier
Oyez l’histoire de l’homme par les nuages enlevé
10 août 2008
Le bal des sorciers
Oyez oyez l’histoire de Firmin Oyez Braves gens l’histoire de Firmin le potier Etrange soirée que celle où Firmin fut invité Etrange soirée que ce bal des sorciers De partout ils sont venus Mages et magiciens aux chapeaux pointus Enchanteurs et sorcières sur balais volants Mais un potier un seul potier Fées et farfadets gnomes des forêts Tordus comme des cognassiers Elfes raffinés danseuses cornues Succubes démoniaques diablotins pervers Herbes étranges et poudre de perlimpinpin Circulaient de bouches en bouches de mains en mains Au milieu de cet étonnant tableau Un potier un seul potier Rousses ensorceleuses aux yeux verts Décapités et fantômes dans leurs suaires Ames en peine promenant leurs sanglots Morts vivants lépreux agitant leurs grelots Squelettes blanchâtres Hideux gobelins Pendus au cou tordu la corde à la main Vampires ridés diables rigolards Vieilles crachant des crapauds Et toujours un seul potier qui dansait Invité qu’il était au bal des sorciers Oyez oyez l’histoire de Firmin Oyez Braves gens l’histoire de Firmin le potier
19 juillet 2008
Tout a son contraire
Oyez oyez l’histoire de Firmin Oyez Braves gens l’histoire de Firmin le potier Tout a son contraire disait Firmin La nuit et le jour Le soleil et la lune L’homme et la femme Le bruit et le silence Sculptant la terre il essayait De donner vie à cette pensée L’océan et le désert Le blanc et le noir Le laid et le beau Le froid et le chaud La glaise sous ses mains forme prenait Amour et haine Guerre et paix Eau et feu Diable et dieu Quand venue fut la fin de la journée Au centre de l’atelier Se tenait l’absolue beauté De rêve et de réalité De jour et de nuit De vie et de mort D’envie et de dégoût Fasciné par l’œuvre qu’il avait créé Firmin le potier arrêta de respirer Oyez oyez braves gens Oyez l’étrange histoire de Firmin le potier
07 juillet 2008
Le fond du puits
Oyez oyez l’histoire de Firmin Oyez Braves gens l’histoire de Firmin le potier Au fond du puits la vérité dormait Depuis des siècles jamais ne fut réveillée Mais un jour de l’eau allant tirer Firmin une question se posait Est ce vrai est ce faux se demandait il remontant son seau La douce voix féminine du fond du puits se fit entendre C’est faux mon bon Firmin c’est faux Sur parole la vérité tu peux croire M’aurait on depuis des années menti Se demanda t-il posant le seau sur la margelle Oui génial potier depuis des années Penché au dessus du puits Firmin cherchait Au fond dans l’eau à voir la vérité Argentés reflets comme une chevelure Autour d’un visage lui semblait voir Tellement il se pencha Tellement il voulut la toucher Presque il la tenait Au fond du puits il est tombé Rien pour lui ne put la vérité Mais à sa question sa réponse il avait Oyez oyez braves gens Oyez l’étrange histoire de Firmin le potier
11 juin 2008
Firmin et le druide
Oyez oyez l’histoire de la forêt Oyez l’histoire de Firmin le potier Alors qu’au plus profond des bois se promenait Cherchant l’inspiration Pour la prochaine sculpture qu’il ferait Un homme étrange vint à croiser Bure blanche et faucilles au côté Barbe grise et cheveux longs Je cherche un savant potier Et j’ai beaucoup voyagé pour le rencontrer On le dit très habile Ami des elfes et des fées Le vieux parlait sans se lasser Sans laisser à Firmin un moment pour se présenter Chemin faisant à la nuit tombée Devant la poterie sont arrivés Porte ouverte et chandelles allumées Tant de merveilles en terre sculptées Bouche bée le druide enfin notre potier regarda Remerciant sa Déesse de la magique rencontre Dans un creuset des herbes déposa Et prestement les alluma Incantations amulettes et signes magiques En une divine créature les volutes de fumée Dans l’atelier du potier furent transformées Quand deux jours plus tard le druide repartit Dans sa besace la statuette de son idole Bien contre lui protégeait La divinité Lunaire par Firmin charmée Sous forme de fumée dans le petit atelier Chaque nuit de son astre éclairé Descendait se faire sculpter Oyez oyez braves gens Oyez l’étrange histoire de Firmin le potier
11 mai 2008
Noires pensées

08 mai 2008
L'arbre et la corde

Je cherche une corde en chanvre Et un arbre pour me pendre Un vieil arbre au tronc trapu Un grand arbre bien feuillu Une branche au bois poli Où je suspendrai ma vie Olivier chêne ou mélèze J’y oublierai mon malaise Je cherche une corde en chanvre Et un arbre pour me pendre
29 avril 2008
LE GEANT LAPIN
Oyez oyez braves gens
Oyez cette histoire de Firmin le potier
Bruit lourd dans la forêt
Cinq coudées de haut au moins
Sur la place du village
Vient d'arriver un géant lapin
De mémoire de paysan
Jamais un si gros animal on ne vit
Méchant point il n'était
Mais tout le maïs allait grignoter
L'intelligent potier une solution devrait trouver
Alors villageois et paysans allèrent l'interroger
Stupéfait il fut devant l'énorme rongeur
A gros lapin grosse carotte pensa Firmin
Et dans son atelier un légume de deux coudées se mit à travailler
Aussi vraie qu’une vraie la plante potagère bientôt fut terminée
Juché sur ses échasses le potier dans son dos le leurre attacha
Museau remuant dans le vent
La boule de poils par la carotte attirée
De Firmin se rapprocha pour faire un bon repas
Grandes enjambées les échasses faisaient
Et le joyeux animal derrière Firmin gambadait
A plusieurs lieux du village ainsi le mena
Loin des champs de maïs et des greniers à grains
Dans une grande prairie sûrement magique
Où grignotaient moult géants lapins
Oyez oyez Villageois et paysans
Oyez cette étrange histoire de Firmin le potier
21 avril 2008
La porte noire

La porte était ouverte, alors je suis entré
La porte était ouverte, elle m’attirait
Odeur du salpêtre et de l’humidité
Fraîcheur de l’air et silence léger
La porte était noire comme mes pensées
Assis sur la dalle les jambes croisées
Je goûtait le calme et m’interrogeais
Puis j’ai senti sa présence à mon côté
Elle était là je le sais
J’ai pu la ressentir, j’ai pu la toucher
Quand j’ai voulu partir, la porte était fermée
La porte était fermée elle m’emprisonnait
15 avril 2008
Les fourmis et Firmin
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire de Firmin le potier
La reine et le roi des fourmis
De leur cité souterraine étant sortis
Entre les carreaux du sol passèrent
Pour observer Firmin travailler la terre
Il se disait dans le petit royaume
Que ce potier était un savant homme
Voyant sur le linteau de la cheminée
Le couple royal installé
L’artiste en leur honneur
Une fourmi décida de sculpter
Les mains tournoyaient malaxant la glaise
Pattes antennes couronne
Sous les mains de Firmin doucement prenaient forme
Les petites têtes couronnées
Admiraient le travail ainsi produit
Quand du four la bête de terre enfin sortit
De suite la reine se reconnut
Saluant comme il se doit
Firmin donna la statue aux royaux insectes
Fiers ils étaient de ce présent
Offert par le gentil géant
Se glissant sous l’œuvre encore tiède
Des milliers de Fourmis en route se mirent
Portant sur leur dos l’idole en terre cuite
On raconte qu’une nuit de pâle lune
Une gigantesque fourmi sortant de chez Firmin
Partit dans la forêt rejoindre le malin
Depuis ce temps là rentrant de la messe
Le dimanche matin
Les vieilles se signent
Traversant la clairière
Où habite Firmin
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire du potier que les vieilles craignaient
08 avril 2008
Les fêtes de Pampelune
Oyez oyez braves gens Oyez l'étrange histoire de Firmin le potier Sur ses échasses grimpé Baluchon sur le dos et gourde au côté Aux fêtes de San Fermín décida d’aller Pour courir devant les taureaux dans la rue lâchés A Pampelune étant arrivé De blanc et de rouge vêtu à l’encierro s’est rendu Noires étaient les bêtes grandes étaient les cornes Quand furent ouvertes les portes de l’enclos Vague blanche à la rouge écume La foule des coureurs en mouvement se mit Au milieu des cris Firmin courait le cœur battant Martelé sur les pavés Le bruit des sabots de lui se rapprochait Bavant l’écume rendu furieux fracassant la palissade de bois Le plus gros des taureaux dans la ville s’échappa Poursuivant Firmin qui par la brèche était parti Toute la matinée dans les rues inconnues Firmin courut Se jouant des cornes de la bête en furie Sous les yeux des habitants ébahis La lute inégale continua l’après-midi Et le taureau en premier arrêta la partie Dompté qu’il était par un têtu potier Jetées étaient les fleurs Sur le passage de Firmin Grande fête fut donnée Et le taureau gracié Sur ses échasses grimpé Baluchon sur le dos et gourde au côté Vers la lande mystérieuse Firmin repartit Fière noire et puissante L’énorme bête marchait devant lui Oyez oyez braves gens Oyez l’histoire du potier qui les taureaux savait dresser
30 mars 2008
la lâcheté des dieux
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire de Firmin le potier
S’en revenant d’Espagne
Les Pyrénées traversait
Quand dieux des vents et des tempêtes
Décidèrent de s’amuser du potier
Du bleu au noir le ciel passa
Sauvages éclairs le sol frappaient
Poing rageur au ciel levé
Courbé dans sa peau de mouton
Firmin avançait
Pluie drue et froide neige
En lourdes rafales sur lui s’abattaient
Insultant les cieux et tenant son béret
Firmin avançait
Bonhomme têtu et courageux
Bravant les dieux et leurs stupides jeux
Dans une grotte enfin se réfugia
Hurlait le vent tombaient les arbres
Roulaient les rochers par la boue emportés
Dans son refuge du bois mort trouva
Et d’une mèche d’amadou l’alluma
Qu’un potier puisse les ridiculiser
Comment le supporter
La puissance des dieux n’a d’égal
Que leur grande lâcheté
Alors que sur son feu se réchauffait
Par un ours gigantesque
Le firent décapiter
Oyez oyez villageois
Oyez l’histoire de Firmin
Oyez l’histoire du potier par les dieux assassiné
24 mars 2008
Pensées d'un vampire
Comme tous les cent ans, je viens de me réveiller.
Cette nuit, je vais aller chasser.
Trouver quelques humains à saigner et à boire avant de me recoucher pour une centaine d’années.
Quelque chose dans l’air a changé.
Une étrange lueur entoure le cimetière, et des bruits que je ne peux identifier émanent de la ville proche.
A chaque fois c’est pareil je suis toujours surpris par le progrès réalisé par les hommes.
Hum ! pourvu que la qualité du sang n’en soit pas altérée.
Enfin, que mon festin soit agréable, et la chasse excitante.
Que je puisse rapporter à mon seigneur des ténèbres quelques belles âmes vierges et pures afin qu’il m’accorde un prochain réveil.
Aller je me risque à l’extérieur.
14 mars 2008
La fille du Nord
Oyez oyez villageois
Oyez l’histoire de Firmin le potier
Figure de proue colorée
Grand bateau sur le sable posé
Sur la plage déchargeait
De hauts guerriers blonds et armés
Traversèrent la forêt
Traversèrent le village
Sans mots prononcer
Sans maisons piller
Tout droit se Dirigeaient
Vers la maison du potier
Devant les visages défaits
Des Habitants terrorisés
Quand à son huis Firmin entendit frapper
Alla la porte ouvrir
Loin de se douter
De ce qu’il allait découvrir
D’abord stupéfait devant les guerriers
Son regard se posa
Sur celle qu’ils escortaient
Une fille du nord
Casque à cornes et yeux d’horizon
Rousse comme le feu
Vêtue de vison
Main tendue vers celle de Firmin
Présentait un parchemin
Au milieu des runes un dessin
Poterie fine et ouvragée
Que seul notre potier
Pouvait réaliser
Campement installé les voyageurs attendraient
Le temps qu’il faudrait
Les dieux du nord sont compliqués
Moult détails dut façonner
Sur ce qu’en fait s’avérait être un bouclier
De pierreries fut orné
D’or fin fut renforcé
A la princesse fut donné
Par le potier émue et troublée
Avec Firmin la dernière nuit décida de passer
Un sac d’or sur la table posé
Au pays des tempêtes au matin repartit
Riche mais seul
La fille du nord Firmin pleurait
Oyez oyez villageois
Oyez la triste histoire de Firmin le potier
05 mars 2008
Firmin et la voyante
Oyez oyez braves gens
Oyez l’histoire de Firmin le potier
Dans une grotte au cœur de la forêt
Une très vieille femme vivait
Si vieille elle était que le centenaire du village
A qui voulait l’entendre racontait
Que tout petit déjà vieille il la voyait
Devant la grotte un jour Firmin vint à passer
La vieille alors à entrer l’invita
Et dans la caverne intrépide notre potier entra
Poules et poulets au sol les graines picoraient
Sur la table vermoulue une grosse boule de verre
Sous les mains de la vieille brillait d’un vif éclat
A genoux sur le sol fasciné
Firmin regardait dans la boule tournoyer la fumée
Ongles longs, doigts crochus autour du verre
La sorcière des arabesques dessinait
Et là dans les vapeurs prisonnières
Des images apparaissaient
Bêtes fabuleuses indomptables tempêtes
Personnages étranges avec couronne sur la tête
Mondes inconnus diables cornus
Dans la boule se télescopaient
Ces visages Firmin les connaissait
Mais la vieille en restait bouche bée
Tremblante son regard horrifié
Vers le potier se dirigeait
Puis le globe repoussant
Avança vers Firmin en se prosternant
Moult signes de croix et gestes bizarres faisant
Avec grand égard vers la sortie son gênant invité poussa
Oyez oyez braves gens
Oyez l’étrange du potier qui les voyantes terrorisait
29 février 2008
Le mourant
Regardes moi , allongé et maigre sur ce drap
La mort m’a touché du doigt
Regardes moi, je ne vois plus que toi
Toi ma lumière dans la nuit qui vient
Viens me réchauffer encore une fois
Encore une fois toucher ton visage
Mes dernières forces pour te prendre le bras
Avant que le froid ne m’envahisse.
Comme elles sont chaudes tes larmes
Comme elles me font du bien
Et comme elles me brisent l’âme
Tant à partager et tant de temps perdu
La vie devant toi, la vie devant toi
En dieu je ne crois pas
Nous ne nous reverrons donc plus
Que de temps perdu
La mort m’a touché du doigt
Serres moi fort contre toi
La voilà …la voilà



